À propos

Mon approche

Je suis un grand amoureux de la vie, et ma nature est profondément créative et joyeuse. J’aime profiter des petits instants simples comme une balade en forêt ou partager un verre avec mes amis, entretenir les liens avec ma famille. Je me suis formé à la sophrologie afin de participer à ce grand mouvement thérapeutique qu’accueille notre pays pour apaiser les blessures des hommes et des femmes. Je me souviens, petit, ma mère écoutait des enregistrements de séances de sophrologie, c’était le tout début de son apparition en France. J’ai terminé ma formation de 2 ans à l’Institut Cassiopée de Chatou ce qui me permet d’exercer en cabinet depuis septembre 2018.

Issu d’une formation initiale dans la mode, j’ai collaboré avec diverses grandes marques du luxe en France et à l’étranger. J’ai aussi créé ma propre collection de bijoux. J’ai connu des succès mais également des échecs, des trahisons, des désillusions… J’étais en conflit avec moi-même et je développais des symptômes liés à ce système toxique tels que des angoisses ou encore un manque de sommeil avec une vision pessimiste de mon futur professionnel et personnel. La sophrologie en complémentarité d’un soutien psychologique m’a permis de faire le deuil de ces échecs et à terme de les transformer en acquis d’expérience et en une force positive pour ne plus jamais baisser les bras

Le titre RNCP pour les Sophrologues Praticiens est un titre reconnu par le Ministère du Travail et traduit le souhait du thérapeute d’approfondir ses connaissances et ses pratiques qu’il partage en cabinet avec le patient

Mon enfance

Je suis né et j’ai grandi à Gennevilliers dans le nord de la banlieue parisienne en 1980. Mon père travaillais dans les télécoms comme agent de maîtrise et ma mère dans un hôpital privé comme infirmière pour le diriger en fin de carrière. Mon frère est né 3 ans avant ma naissance et mon arrivée au sein de la famille a quelque peu créé du remue ménage… L’enfant artiste aux émotions débordantes a réveillé les ombres dormantes de ses hôtes affichant d’entrée sa différence. J’ai connu une enfance plutôt normale, nous avions une maison secondaire en Normandie où nous nous rendions chaque week-end pour visiter les grand-parents. J’aimais la nature et les animaux plus accessibles là bas, la mer qui n’était qu’à une demi heure et les feux de cheminée que ma grand mère allumait avec sa formule magique. Les meilleurs moments passés sont avec mon grand-père lorsqu’il m’emmenait à 5h du matin pour aller à la pêche à la truite. Artiste créatif de la famille, j’aime peindre, jouer de la musique, danser, construire, faire des expériences,… Je suis très curieux et je pose beaucoup de question, vraiment beaucoup ce qui parfois je l’entends pouvait en agacer plus d’un.

Ma scolarité

L’entrée à l’école est très difficile pour moi, mais heureusement je vais vite me faire des copains et jouer avec eux. Cependant, le monde extérieur est toujours un danger pour une personnalité sensible qui a le don d’attirer les loups sauvages. Malheureusement comme beaucoup d’entre nous j’ai subi dans la cour de l’école les moqueries de mes camarades sur ma grande taille (je mesurais 1m78 à 12 ans et je chaussais du 45!) et mon surpoids (je pesais 90 kg!). Je n’étais pas très doué au sport et mes parents m’obligeaient à en faire comme du tennis, de la natation, de l’escrime, etc.  Je détestais ça ! J’avais l’impression d’être nul et mou, je l’étais vraiment ! J’avais aussi le chic de me faire agresser, je crois que je leur envoyais le signal «allez-y, vous pouvez vous défouler et tout me prendre» avec mon grand corps malade. Je marchais en traînant les pieds, les épaules tombantes, la tête baissée les yeux rivés vers le sol, j’étais loin de transpirer la fierté. J’ai du mal à suivre en cours, j’ai de nombreuses crises de migraines et j’ai eu mon bac économique de justesse. L’école étant un système peu épanouissant et ne faisant pas appel à l’intelligence individuel de chaque élève, je décide d’en sortir et de suivre une voie plus créative au grand désespoir de mon père à qui j’annonce que je souhaite faire devenir styliste de mode.

 

«Tu choisis une voie dans laquelle il n’y a que du chômage!»

 

A partir de ce jour, l’opposition au père est une grande souffrance qui commencera par une tentative de suicide à mes 18 ans. Je n’ai pas vraiment voulu mettre fin à mes jours, mais à cet âge, je ne savais pas exprimer ce qui se passait en moi, j’étais dans une profonde détresse et tout était prétexte pour sortir de la maison dans laquelle je ne me sentais pas soutenu. C’est à l’hôpital que j’annonce à ma mère que l’homme qu’elle vient de croiser dans le couloir est mon petit ami. Le mensonge que j’ai entretenu toutes ces années à présenter des petites copines à mes parents et à mes grand parents pour qu’ils cessent de me poser cette question insupportable «Alors, tu as une petite copine ?», s’est enfin dévoilé. Qu’il est difficile de découvrir qu’on est homosexuel quand la majorité des gens ne le sont pas, tel a été le lourd fardeau du sentiment de ma différence. Mais heureusement j’ai vite fait la connaissance de gens qui ont su me rassurer, je découvrais le milieux homosexuel. Je me suis senti en sécurité dans ce ghetto, mais j’ai également connu de nombreux comportements excessifs. Sexe avec de multiples partenaires, soirées festives alcoolisées, travail passionné à créer des vêtement et des bijoux du matin au soir, mon mode de vie était malsain. J’ignorais à cette époque que devenir un homme n’est pas une chose facile lorsqu’on est livré à soi-même.

Mon parcours professionnel

J’ai alterné petits jobs et chômage au début de ma carrière professionnelle, et la suite n’a été que des sauts de puce. Je voulais gagner de l’argent pour ensuite acheter des matières et créer jusqu’à monter ma marque à 24 ans, avec très peu d’expérience, mais je devais exprimer cette créativité débordante. J’ai exposé mes bijoux sur les salons professionnel et cela a duré 4 ans. Je n’ai pas pu continuer malheureusement n’étant pas un bon gestionnaire, je créais au dessus de mes moyens ! J’ai alors trouvé un job en Chine, puis en Thaïlande où j’ai travaillé dans une usine qui fabrique des produits pour le luxe parisien, c’est ainsi que je poursuis en Italie comme chef de projet bijou pour la marque du luxe n°1 mondiale. Entre temps, j’ai tenté ma chance à New York, mais ça n’a pas mordu. De retour en France, je ne trouve aucune porte qui s’ouvre, les processus de recrutement sont longs et les salaires proposés ne sont pas aussi élevés qu’à l’étranger. De plus, comment une entreprise du luxe peut-elle recruter une personne très expérimentée et créative alors qu’elle n’a qu’un diplôme de mode en poche, quand les autres salariés ont payé cher leur diplôme ? Lorsque vous quitter un système, à votre retour les gens vous font comprendre que votre absence est une trahison. Je vis cette exclusion comme une vraie tragédie, c’est la crise et je connais mon premier épuisement émotionnel, c’est le burn-out…

La thérapie, la mémoire des blessures de l’enfance dévoilée

Faire sa thérapie est une chose naturelle chez « les enfants thérapeutes ». Vous avez bien entendu, mon rôle depuis toujours est de mettre de l’ordre dans un système familial dysfonctionnant. Ce qui ne fais pas de moi un héros puisque j’ai moi-même mes torts. L’enfant thérapeute est une personne qui ne peut pas s’empêcher d’être dans la vérité, les non dits ou les injustices le blesse. Cependant il ne maîtrise pas encore tout à fait l’art de la diplomatie ce qui fait qu’il peut devenir le bouc émissaire de la famille ou de de tout autre système toxique, c’est David contre Goliath. Il sent alors un profond sentiment de différence et d’exclusion, il se sent incompris alors qu’il ne souhaite que le bien des autres, l’enfant thérapeute porte beaucoup d’amour en lui. J’ai rencontré de nombreux thérapeute, je me souviens que mon premier était une femme qui fumait devant moi quand je lui racontais ce que je ressentais en pleurant. Son seul pouvoir était à cette époque de me prescrire des anti-dépresseurs, et ils ont canalisé un moment mes émotions. Seulement, cela vous abat. Je fini par trouver une hypnothérapeute, très à l’écoute et avec qui je pouvais avoir une conversation, un échange. C’est avec elle que j’ai découvert la relaxation et la visualisation. Entre temps, je ne vous l’ai pas dit, mais j’ai toujours dévoré les livres de développement personnel depuis l’âge de 14 ans, bien avant que je découvre le bijou. C’est alors que je rencontre les spécialistes de l’enfant intérieur français, j’étais prêt à aller plus en profondeur. Lorsque vous travaillez sur l’enfant intérieur, vous pouvez être sûr de réactiver la mémoire du passé. Je l’ignorais, mais j’ai vécu jusqu’à l’âge de mes 32 ans avec un voile sur les maltraitances de mon enfance. Marie-France de Coqueraumont a été la première personne à s’indigner pour le petit Thierry que son père a violenté et que sa mère n’a pas su protéger quand il en avait besoin. Et cela m’a bouleversé : voici enfin l’origine d’une grande partie de mes troubles. J’ai été un enfant battu de 5 ans jusqu’à ce que je mette un terme à ces agressions en affrontant mon propre père à l’âge de 14 ans. Quelle souffrance de prendre conscience de tout cela, quelle solitude, la vérité fait mal, mais quelle libération, je peux enfin sortir de mes comportements compulsifs.

Le burn-out a donc été vécu comme une chute dans les abysses glaciales de mon être, cette traversée est douloureuse et pénible, elle semble infinie, on perd son statut social, on devient personne… Mais une fois que l’on touche le fond, on ne peut que remonter… avec un trésor, celui d’avoir touché la partie la plus fragile, la plus vulnérable, celle que j’ai toujours négligée. A ce moment là, travailler sur moi était l’unique priorité, pourquoi passer le reste de sa vie à souffrir plutôt que d’inverser le courant et vivre dans l’abondance ? Ma conception initiale de la vie, l’idée que je m’en étais faite avait été détruite, j’en reconstruirai une plus forte. Et en ce sens, seul la thérapie m’a aidé à mieux connaître le désir ardent qui m’anime. Il n’y a pas de limite à rêver et personne ne doit vous briser vos rêves, même si ces personnes seront nombreuses sur votre chemin, elles veulent que vous soyez un être plus fort !

La reconversion

Vous pouvez à présent mieux comprendre l’évolution naturelle de mon histoire pour le choix d’une reconversion comme thérapeute professionnel. Mais ce projet n’a pas toujours été aussi clair. A mon de retour de France, j’ai peiné à trouver un emploi dans le secteur du bijou, j’ai du rapidement me résoudre à la possibilité d’une reconversion. Le premier réflexe a été celui d’un transfert de compétence : je savais couler du métal pour en faire du bijou, j’apprendrai à couler du chocolat pour créer ma chocolaterie. Cependant, je n’ai pas su réunir les fond nécessaire au paiement de ma formation et pis, je me suis heureusement rendu compte que j’allais faire la même erreur que dans le bijou, c’est à dire exercer une activité trop coûteuse pour moi. J’ai donc réalisé une formation à distance dans le design industriel pour rester dans un domaine créatif, mais cela ne m’a pas convenu. J’ai pensé  à faire de la mosaïque, je m’étais même lancé dans du Home Staging… Tout cela pour vous dire que la reconversion n’est pas un fleuve tranquille quand on ne sait pas tout à fait ce que l’on désire clairement (il a bien fallu voir ailleurs si j’y étais). Cette situation instable m’a conduit à me séparer de la personne qui m’accompagnait à cette époque. J’ai traversé mon second burn-out en 3 ans, autant vous dire qu’il ne me restait plus grand chose… J’avais perdu mes espoirs professionnels liés aux bijoux et les espoirs que j’avais placés dans cette relation intime. Seulement, quand ce qu’il y a de plus fort que vous veut votre bien, vous envisagez de vous pliez à votre sort ce qui m’a fait prendre conscience que depuis toujours j’avançais à contre courant. J’ai décidé ainsi de lâcher prise et de me laisser porter par lui, c’est à dire d’aller dans des directions où les choses sont plus simples à réaliser. A l’issue de cette séparation, je me suis installé où je vis actuellement, à Igny, et à partir de là, tout s’est éclairci. J’ai retrouvé un petit travail comme vendeur ce qui m’a permis de me resociabiliser, de retrouver le goût de l’autonomie et de penser à mon projet de reconversion (il était hors de question que je reste aussi mal payé à ce poste mal payé !). J’ai donc mis en avant ce que je savais faire de mieux depuis toujours, bien avant le bijou, et j’ai pensé à ce que mes amis relevaient comme qualités en parlant de moi «tu es quelqu’un à l’écoute», «tu es fin psychologue». Et au fur et à mesure que je poursuivais ma propre thérapie, je prenais conscience de mon propre rôle au sein du système familial dont j’étais le thérapeute depuis je dirais l’âge de 8 ans où je soutenais ma mère au bord du lit quand elle traversait ses propres dépressions. J’ai commencé à aller à la rencontre des instituts de formation et mon choix s’est orienté vers Cassiopée pour la qualité de sa formation, un endroit fantastique dans une ancienne maison de maître à Chatou. Je n’avais pas assez d’argent à l’époque, et demander une aide de financement à Pôle Emploi n’était pas une bonne stratégie pour moi qui avait un profil professionnel instable. Qu’à cela ne tienne, j’ai rédigé une longue lettre d’appel aux dons que j’ai envoyé auprès de mes amis en France et à l’étranger. Au bout de 2 mois, j’avais récolté 3200€ sur les 3600€ nécessaire pour payer la première année de formation. La machine à rêver s’est remise en route cette année 2016 et la seconde année a été autofinancée. Après deux ans d’étude et une expérience humaine formidable, je disposais des outils nécessaire pour atteindre mes objectifs de vie. Tenez vous bien, j’ai été licencié de mon poste de vendeur avec une mise à pied, donc financièrement c’est très compliqué. Le premier mois où j’ai exercé à plein temps dans mon cabinet d’Igny comme sophrologue, je réalisais un chiffre d’affaire supérieur à ma rétribution comme salarié. De quoi être satisfait de cette belle revanche des injustices auxquelles j’ai du faire face auparavant. Aujourd’hui, mon chiffre progresse et mes patients viennent me voir régulièrement sur une période plus longue. J’évolue grâce à leur confiance et je m’efforce de leur apporter toute l’aide dont ils ont besoin dans leur processus de guérison qu’il s’agisse de légers troubles jusqu’aux maladies graves. Je peux dire qu’à 39 ans, j’ai enfin trouvé ma place professionnellement, et puisque la vie me soutient dans l’abondance, je peux même vous confier que je m’occupe depuis cette année 2019 des bijoux de mon ami créateur Antonio Ortega qui défile à Paris pour la Haute Couture.

Il m’a fallu un cycle de 20 ans pour guérir mon corps et mon esprit, à tirer des leçons de mes échecs pour évoluer vers un niveau plus élevé et ne plus laisser de place à la médiocrité. A présent je peux consacrer le reste de ma vie à mon épanouissement, et de nouveaux projets sont déjà en cours d’élaboration. Vous aimez chanter et danser ?

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