Lecture

Il est de ces rares petits livres que je trouve indispensable de connaître et de faire découvrir autour de soi. «J’arrête d’avoir peur» de Marie-France et Emmanuel de Coquereaumont est un condensé d’informations sur cette émotion qui, ressentie de manière excessive peut nous limiter dans notre accomplissement. Angoisse, phobie, stress, peur de l’autre... la peur est universelle et se présente sous différentes formes. La peur questionne sur les fondements de la personnalité : «Qui a peur en moi?». En explorant notre système intérieur, nous pouvons déjouer les pièges de nombreuses peurs souterraines...

 

«En parlant de l’enfant, il devrait être question de l’enfant à l’intérieur de l’adulte. Cet enfant est vivant, cet enfant est éternel ; il est en devenir constant, jamais accompli. Il demande un soin particulier, une attention et une éducation. C’est la partie de la personnalité humaine qui aimerait développer son intégrité.» Carl Gustav Jung

Les différentes formes de la peur.

 

«Le matin, je me réveille l’angoisse au ventre, je me recroqueville dans mon lit et je n’arrive pas à en sortir. J’ai envie de vomir. Je suis habituée. Parfois, je me dis même que j’aime cet état.» Karine

«Dans certaines situations professionnelles, j’ai envie de fuir, de partir loin, de hurler. Je ne comprends pas pourquoi. Si je me laisse aller, je vais m’effondrer. Mes mains tremblent. Puis je redeviens le professionnel froid et distant avec mes collègues. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me ressaisir.» Patrick

«J’ai souvent une boule dans la gorge. Elle me serre parfois comme un étau et descend jusqu’à l’estomac. Mes émotions sont bloquées. Je suis triste ou en colère sans vraiment savoir pourquoi mais rien ne sort.» Alain

 

Dans la première partie du livre, les auteurs nous renseignent sur la manifestation physiologique de la peur, à savoir qu’elle est un langage qui s’exprime au travers de sensations corporelles. La plupart du temps inconfortables voire douloureuses comme des palpitations cardiaques, une oppression au niveau de la poitrine, ces phénomènes réels qui nous traversent ne sont pas pour autant la vérité sur les événement extérieurs. Pour autant, elle nous invite à ce stade à explorer les zones d’ombres de notre histoire antérieure dans laquelle est trouve ses racines : sentiments non exprimés, besoins relationnels ou physiologiques non comblés et les situations non digérées du passé sont le terreau de la peur. Elle limite notre perception de la réalité !

Les états de transes.

 

«Sous l’emprise de la peur, on traverse des états de transe où le réel s’efface On est projeté dans un ailleurs, un autre espace et un autre temps Ces transes hypnotisent chacun et empêchent de vivre l’instant présent Ces transes sont nourries par des peurs d’adaptation.» Dans la seconde partie, nous apprenons que régulièrement nos pensées s’évadent tel un cerf volant dont nous avons perdu le contrôle soit vers un futur qui n’existe pas (peur de l’inconnu, de mourir dans la pauvreté, de perdre son emploi), soit vers un passé qui n’existe plus (les éternels repas de Noël conflictuels tant nous essayons de résoudre ce qui n’est plus, d’une agression qui ne se reproduira plus).  

 

Les parties suivantes sont elles consacrées aux peurs enfantines (vous souvenez-vous enfant avoir peur des monstres qui pourraient se trouver dans un placard de votre chambre ou sous votre lit prêt à vous attraper les pieds ? Peut être en avez-vous encore des frissons dans le dos, ou l’habitude même une fois adulte de laisser une lumière, un son ou de vous protéger les pieds avec la couette !). Puis il y a des peurs fondamentales, celles qui s’expriment derrière la séparation ou la perte d’un être aimé, peur du changement même si celui ci est bénéfique et profitable, la peur de ne pas exister, peur de mourir, de désobéir... Et pourtant la peur précède à un formidable élan de vie qui repousse les limites de l’être, c’est un mouvement de vie que nous devons apprendre à écouter et interpréter pour nous rapprocher de notre véritable Moi intérieur, l’enfant authentique et créatif.

 

Les auteurs nous proposent d’observer un changement en nous au bout de 21 jours, pour cela de nombreux exercices nous sont proposés pour transformer la peur en alliée. De nombreux schémas et illustrations nous permettent de comprendre et assimiler les idées fortes de l’ouvrage. C’est un ouvrage profond, ludique et positif qui vous surprendra, vous en saurez plus sur vous, votre puissance et la vie elle-même.

Pratique tirée du livre «J’arrête d’avoir peur» : Dessiner son monstre !

 

Munissez-vous d’une feuille blanche et de quelques crayons de couleur ou tout simplement d’un stylo. Vous allez utiliser votre main non directrice (celle qui n’écrit pas, la moins habile) pour dessiner votre monstre.

Fermez les yeux. Visualisez l’enfant que vous étiez. Vous pouvez vous inspirer de photos de votre enfance ou l’imaginer. Respirez profondément, puis prononcez à voix haute la phrase suivante «Petit(e) votre prénom, dessine-moi ton monstre.» Ne réfléchissez pas. Laissez faire votre main non directrice sans attente, ni jugement. Ne cherchez pas à bien faire. Dessinez les formes et les couleurs qui viennent.

Demandez à votre mon quel est son prénom, puis notez-le sur votre dessin.

Affichez ce dessin au dessus de votre lit et soyez attentif(e) à vos rêves et vos sensations corporelles au réveil, vous en saurez plus sur vous et votre histoire !

 

 

«J’arrête d’avoir peur», aux éditions Eyrolles, par Marie-France et Emmanuel de Coquereaumont psychopraticiens d’inspiration jungienne, conférenciers et formateurs, spécialistes reconnus de l’enfant intérieur.


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